Ou je suis trop lente ou le feu est trop rapide

J’attends bien sage sur le trottoir, et dès que c’est mon tour je m’avance sans attendre à chaque fois j’ai l’impression qu’il me faut traverser un fleuve avant d’attendre l’autre rive, je n’ai pas l’impression de me traîner comme une larve, mais souvent, bien avant que je n’atteigne l’autre rive du fleuve, paf! le feu change de couleur! Ils ne sont pas tous comme ça, mais je me méfie et puis je me dis que c’est peut-être vraiment moi qui décline, car j’arrivais toujours a traverser en temps voulu, dans mon jeune temps…s-l1000

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Des têtes explosives…

Il en est des hommes comme des allumettes, certains peuvent exploser à la moindre réflexion qui leur semble désagréable, ou à cause d’une incivilité commise par un conducteur. Ces personnes ont l’air normales lorsqu’on ne les connaît pas, aussi cela semble surprenant quand on les voit exploser d’un coup; j’ai vu tout à l’heure un homme vraiment furieux qui s’était vu prendre sa place de stationnement par un automobiliste plus rapide que lui, il est sorti de sa voiture agonisant l’autre d’injures en secouant sa portière! C’était impressionnant!    Heureusement que nous étions plusieurs à le calmer, car l’autre n’en menait pas large!2585163-Furieux-conducteur-dans-une-petite-voiture--Banque-d'images

Ils me terrorisent…

Je n’aime pas les escaliers roulants, surtout pour descendre, lorsque j’ai le choix je choisis toujours le bon vieil escalier fixe…Les autres personnes montent dessus sans appréhension, moi j’hésite longuement, j’ai l’impression que ma vue se brouille et que je vais faire un vol plané jusqu’en bas et bousculer tout le monde sur mon passage, enfin je m’agrippe de toutes mes forces à la rampe, ouf! arrivée tout en bas je me dépêche de sauter en vacillant toujours un peu, je suis alors couverte de sueurs froides de la tête aux pieds…arton12

Le pain du lundi est dur à avoir

Dans mon quartier le mieux c’est de se lever dès l’aube pour chercher son pain le lundi,car à proximité il n’y a qu’une boulangerie d’ouverte, et l’après-midi, il n’y a plus que des pains briochés et « s’ils n’ont plus de pain qu’ils mangent de la brioche »Ce n’est pas mon truc!  Je comprends bien que les boulangers ayant travaillé toute la journée du dimanche aient  besoin de se reposer…                                                                               Alors j’y vais tôt sinon c’est la ruée, et je retourne chez moi portant mon pain comme un trophée…can-stock-photo_csp29865631

 

Un oubli terrible

Toute la matinée elle s’est dit qu’elle avait oublié quelque chose, mais impossible de se rappeler quoi !    Et puis, soudain,en passant devant la vitrine d’un opticien, cela lui est revenu  » oui, bon sang mais j’avais rendez-vous chez l’ophtalmo! » il va lui falloir attendre de longs mois, cela faisait plus de six mois qu’elle attendait.Mais pourquoi y-a-il si peu d’ophtalmo, ou peut-être trop de personnes qui en ont besoin?oeil

Les poissonneries se font rares…

Comme c’est curieux, je trouve qu’il y a de moins en moins de poissonneries, pourtant j’habite au bord de la mer, je n’en connais qu’une, déjà assez éloignée de chez moi…Bien sur il y a le marché (ou il faut prendre son mal en patience) et les super-marché , mais il faut croire que le petit commerce n’ a plus la cote…                                                                        Il est vrai que le poisson a tellement augmenté, seules les sardines et les maquereaux sont abordables, le simple filet de merlan étant devenu un luxe…Quand au crabe, dont je raffole,c’est très variable… Enfin on peut toujours se consoler avec des sardines en boîte ou du thon… Mais ils n’ont vraiment pas l’air de sortir de la mer ces deux là!fishmonger-22593220

 

Ah ces braves vieux bus!

Et oui, je suis assez vieille pour les avoir connus ces bus à plate forme, j’adorais voir les retardataires sportifs attraper au vol leur bus, et puis au moins ils ne sentaient pas le renfermé ceux là…                                     Ils ont disparu en janvier 1971 et je les ai toujours regrettés depuis….1232327-Clipart-Of-An-African-American-Woman-Pushing-Her-Back-Against-A-Full-Closet-Royalty-Free-Vector-Illustration

Il n’y a pas d’age pour les fous rires…

Elles devaient bien avoir plus de 160 ans à elles deux,elles buvaient leur thé à deux tables éloignées de la mienne, à la terrasse d’un café,elles riaient de bon coeur et cela faisait plaisir à voir…    Mais visiblement pas à tout le monde; « un costume cravate » scotché à son portable poussait de grands soupirs d’exaspération en haussant les épaules, et deux ados se moquaient  ouvertement d’elles… Mais elles ne voyaient rien , bien protégées dans leur joyeuse bulle…Lorsque je suis repartie, elles ont tout de même vu que je leur adressais un grand sourire auquel elles ont répondu avec de petits signes de la main…Trop mignonnes!117D243B000005DC-0-image-a-11_1449066619445 (1)

Le concierge n’est pas toujours dans l’escalier…

Une odeur de chou nous prenait à la gorge; chou fleur ou choux de brucelles, à croire qu’ils ne mangeaient que ça, j’avais toujours peur de pénétrer dans leur loge, mais c’est moi qui étais chargée de monter le courrier de la famille.. Nous n’avions pas de véritables boîte aux lettres,mais de petites cases en bois  avec des numéros et sans porte…Le concierge allait tellement vite pour les placer que j’avais toujours peur qu’il en oublie… Cet homme d’ailleurs me faisait un peu peur et je n’osais jamais lui parler, il avait d’énormes sourcils qu’il fronçait, très fréquemment en me faisant remarquer que je fermais toujours mal la porte…43280247-Portrait-de-jeune-charmeur-barbu-regardant-la-cam-ra-avec-sourcil-lev-Facile-modifiable-couches-illu-Banque-d'images

Panique à bord…

J’ai bien cru que j’avais perdu mon porte-feuille, après deux heures de recherches très énervante dans tous les endroits possibles; sous les lits, dans les casseroles, sur les bibliothèques et à supposer des choses incroyables: « quelqu’un est sûrement entré par la fenêtre pendant que nous étions dans le salon, quel salaud! »  « maman, tu sais bien que tu fais n’importe quoi je vais voir dans les poubelles »  moi: « ah, je sais c’est le gros chauve qui m’a bousculée dans la rue, il a du se servir vite fait dans mon sac »    Le désespoir était presque total quand un coup de fil de mon fils aîné m’appris qu’il avait retrouvé mon porte-feuille dans sa cuisine. Ouf!speurneus