Quel bon souvenir j’ai de ces petites « virées » que nous faisions avec ma mère à la confiserie du quartier! En général nous y allions toutes les deux le jeudi (jour de congé à l’époque) .        Là, il y avait une multitude de bocaux de verre, remplis de toute sortes de bonbons dont la plupart n’existent plus de nos jours…Ma mère me laissait choisir, le commerçant se munissait alors d’une sorte de petite pelle pour puiser dans chaque bocal les bonbons choisis, il les faisait habilement glisser de petits sachets en papier blanc, puis il les aggrafait et pesait, nous en laissant le plus souvent un peu plus, car nous étions bonnes clientes…       Je prenait le plus souvent des petits légumes pour jouer à la dînette, des violettes et des coquelicots (qui existent de nouveau) et puis une sorte de tout petits coussins rayés et fourrés délicieux, Ah, des « bois cassés » aussi… Nous en dégustions sur le chemin du retour en nous répétant sans cesse: »il faut en laisser pour les autres, on arrête! »bonbon01

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8 commentaires sur « De superbes fabriques à caries »

  1. A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu’il en a
    Te parler du bon temps qu’est mort ou qui reviendra
    En serrant dans ma main tes petits doigts
    Puis donner à bouffer à des pigeons idiots
    Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
    Et entendre ton rire qui lézarde les murs
    Qui sait surtout guérir mes blessures
    Te raconter un peu comment j’étais minot
    Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’ marchand
    Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
    Et les mistrals gagnants

    A remarcher sous la pluie cinq minutes avec toi
    Et regarder la vie tant qu’il en a
    Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
    Te parler de ta mère un petit peu
    Et sauter dans les flaques pour la faire râler
    Bousiller nos godasses et s’ marrer
    Et entendre ton rire comme on entend la mer
    S’arrêter, repartir en arrière
    Te raconter surtout les carambars d’antan et les cocos bohères
    Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
    Et nous niquaient les dents
    Et les mistrals gagnants

    A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder le soleil qui s’en va
    Te parler du bon temps qui est mort et je m’en fou
    Te dire que les méchants c’est pas nous
    Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
    Car ils ont l’avantage d’être deux
    Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
    Que s’envolent les cris des oiseaux
    Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
    Et l’aimer même si le temps est assassin
    Et emporte avec lui les rires des enfants
    Et les mistrals gagnants
    Et les mistrals gagnants

    J'aime

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