Cette maison m’a toujours intriguée, endormie depuis des années, il me semble qu’elle devait être plutôt jolie jadis….Que c’est- il bien passé, sans doute une personne morte sans héritier, n’empêche que depuis des années je la vois se dégrader, se fissurer se faire manger par les lierres et les ronces et j’essaie d’imaginer quelle sortes de personnes pouvaient bien vivre là…Etaient-ils heureux, y avait-t-il des enfants courant dans le jardin, pillant les fraisiers pour s’en barbouiller les joues…C’est un peu dommage que beaucoup de maisons meurent ainsi…mme_la_feve_dite_epifanie

Publicités

3 commentaires sur « Abandonnée… »

  1. Ici , il y a beaucoup de maisons abandonnées ….Certaines au sol en terre battues ..J’y ai vu des objets abandonnés ( vieille cafetière sur un vieux poêle , vieilles armoires bancales etc….) …..

    La maison abandonnée

    J’ai poussé la porte sur un passé

    Si lointain que se gomment toutes traces.

    Une porte d’une maison laissée

    Aux herbes folles dans le temps qui passe.

    Sur la terre battue restait gravé

    Le pas pesant de l’homme au front, parti

    Et l’âcre odeur du tabac transpirait

    Des murs en torchis, du plafond noirci.

    Il y avait dessus la cheminée,

    Un enfant, sur une photo jaunie

    Posée tout contre un crucifix cassé

    Et d’un bouquet séché de buis béni.

    Il y avait un vieux seau à charbon

    A côté d’une vieille cuisinière,

    Une chemise et un vieux pantalon

    Sur un bahut recouvert de poussière.

    Placé au fond, dans le coin le plus sombre,

    Un lit ouvert à se perdre dedans

    Et sur le mur comme une trace, une ombre,

    Un vieux tableau décroché par le temps.

    Il y avait sur la pierre à évier

    Une cuvette, un savon noir dedans,

    Un torchon sale, serviettes tachées,

    Une lessive à faire, qui attend.

    Il y avait un banc de renversé,

    Une table aussi longue qu’un hiver

    Et dessus, un verre tout ébréché

    Et un journal qui parlait d’une guerre.

    Et point de bruit, que le parfait silence

    D’un passé proche en partie oublié.

    Une âme envolée dans l’indifférence,

    Le temps souvent efface les années.

    Vite petit, repousse cette porte,

    Pour ne pas que s’envole la mémoire

    D’un siècle fait d’années longues et mortes

    Qui ont forgées et forgent notre histoire.

    Vite petit, referme cette porte

    De cette maison sortie de l’oubli.

    Ferme les volets, que te réconfortent,

    Au fond de tes yeux, ces perles de pluie.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s